samedi, avril 13, 2024
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Le proxénétisme : une réalité au Mali

A Bamako les jeunes filles qui quittent leurs villages pour travailler comme femmes de ménages se font berner par certains hommes de moralité douteuse sous la houlette desquels elles se retrouvent. ces derniers utilisent ces filles comme marchandise dans le prospère marché de la prostitution de la capitale malienne.

Elles quittent leurs villages sans instruction, vulnérables. Ces filles ignorent complètement l’existence d’une autorité qui pourrait les protéger de leurs patrons/proxénètes.

Lorsque certaines parmi ces migrantes arrivent à Bamako, elles n’ont pas de tuteurs (jatigui), alors que d’autres restent dans cette situation traumatisante et inhumaine de maltraitance ou d’exploitation sexuelle, d’autres fuient et se retrouvent sans emploi ni refuge. Elles se retrouvent à dormir dans des lieux publics , lieux de prédilection de la délinquance ( Woro cours  ) près du grand marché de Bamako ( Raïda).

D’une grande vulnérabilité, incapables de se défendre, les jeunes migrantes tombent dans le cercle infernal de la prostitution; exposées aux maladies sexuellement transmissibles; ne pouvant retourner dans leurs villages d’origine sans le trousseau de mariage qu’elles étaient venues constituer à travers ce travail saisonnier. Même si le proxénétisme est interdit au Mali, ce cas des jeunes migrantes interpelle les pouvoirs publics qui se doivent de les assister.

Salimata Traoré, 17 ans, a quitté mon village situé sur la route de Ségou pour Bamako,à la recherche d’un patron pour constituer son trousseau de mariage. elle s’est confié « je ne connaissais personne ,je dormais souvent a Woro-cours près du marché Raida , je faisais des petits travaux comme lavage de linges sales pour avoir à manger en attendant d’être embauchée vu la difficulté de la capitale du Mali et j’ai fais à peu près 6 mois sans avoir un patron. Un jour un Monsieur du nom de Boua m’a proposé du travail , j’ai immédiatement accepté. on est parti ensemble ,il m’a amené chez lui me donna à manger et des habits courts comme portent les toubabs. j’ai refusé de porter. il m’a frappé et menacé de mort. Le lendemain, il m’a amené avec d’autres filles à un endroit ver la frontière avec la Guinée. Nous étions toutes des prostituées que des messieurs venaient violer et donner l’argent à Boua. »

« Dieu merci, aujourd’hui j’ai pu m’enfuir et je voudrais demander aux autorités de sauver les autres filles.A cause de ce que j’ai vécu là-bas, j’ai perdu goût à la vie, j’ai peur des hommes »

Le cas de Salimata n’est qu’un cas parmi plusieurs. il interpelle les organisations qui travaillent dans le domaine de l’assistance sociale et de la protection des femmes. les migrantes qui travaillent comme aide-ménagères sont des personnes en grande détresse qui méritent que les autorités une attention particulière.

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